L'investissement immobilier pour les étrangers à Montréal en 2026 est soumis à d'importants changements juridiques et économiques, notamment la prolongation des restrictions fédérales.
1. Statut juridique : Les étrangers peuvent-ils acheter ?
Interdiction d'achat : La "Loi sur l'interdiction d'achat d'immeubles résidentiels par des non-Canadiens" est officiellement prolongée jusqu'au 1er janvier 2027. Elle interdit l'achat de propriétés résidentielles (3 logements ou moins) dans la région métropolitaine de Montréal.
Les exceptions :
Immeubles non résidentiels : L'achat de propriétés commerciales ou de grands immeubles résidentiels (plus de 3 unités) reste autorisé.
Zones rurales : Les propriétés situées hors de la zone métropolitaine (chalets, fermes) sont souvent exclues.
Étudiants et travailleurs : Des exceptions strictes s'appliquent aux titulaires de permis de travail et aux étudiants internationaux répondant à certains critères fiscaux.
2. Taxes et frais en 2026
Retenue d'impôt : Lors de la vente, 25% du prix total est retenu par l'acheteur pour l'ARC jusqu'à l'obtention d'un certificat de conformité.
Taxe sur les logements sous-utilisés (TLS) : Une taxe annuelle de 1% s'applique aux propriétés résidentielles appartenant à des étrangers si elles sont vacantes.
Gain en capital : Dès 2026, le taux d'inclusion pourrait passer aux deux tiers (2/3) pour les gains dépassant un certain seuil.
3. Perspectives du marché montréalais 2026
Croissance des prix : Une hausse modérée de 1% à 5% est prévue pour 2026.
Marché locatif : La demande reste forte, faisant des "Plex" un choix attractif pour des revenus stables.
Quartiers prometteurs : Verdun et Le Sud-Ouest se distinguent, tandis que Le Plateau et Rosemont demeurent des valeurs sûres.
4. Conseils pour l'investisseur étranger
Consultation juridique : Vérifiez la catégorie de la propriété via les outils de la SCHL.
Financement : Les banques exigent généralement une mise de fonds minimale de 35% pour les non-résidents.
